Les premiers autobus parisiens modernes

L’histoire des bus modernes commence en 1905 avec le Brillé-Schneider P2, un omnibus automobile à impériale. Mais suite un terrible accident la CGO (Compagnie Générale des Omnibus) décide d’abandonner définitivement ces bus jugés trop instables.

Les premiers autobus parisiens modernes

1911, le Schneider PB2 s’impose !

627 de ces nouveaux bus, sans impériale mais dotés d’une plate-forme arrière, vont rapidement circuler dans Paris. A dominante verte, ils conservent un bas de caisse rouge brun comme le P2 et s’habille de blanc crème en haut. Dans ces voitures, qui peuvent accueillir de 31 à 39 voyageurs, les 1res classes sont situées à l’avant et bénéficient de banquettes en cuir tandis que les 2ndes classes sont relayées à l’arrière sur des banquettes en bois ou debout sur la fameuse plate-forme.

1914-1921, les effets de la 1ere Guerre mondiale

Cette période, sur laquelle nous reviendrons dans notre prochain article, est marquée par la réquisition des bus parisiens en 1914 puis l’apparition du type H en 1916, et enfin la concentration en 1921 de toutes les compagnies de tramways et autobus en une seule : la STCRP (la Société des Transports en Commun de la Région Parisienne).

1921-1930, modernisation et développement du réseau

La STCRP a pour mission de développer et de moderniser le réseau. 1 269 Schneider type H sont construits entre 1921 et 1926. Cette nouvelle génération d’autobus, de 38 places dont 28 places assises, adopte une livrée vert sombre et ivoire ; un choix qui symbolisera désormais et pour longtemps les bus parisiens. Les 1res et 2ndes classes, toujours réparties à l’avant et à l’arrière, sont séparées par un vitrage. Mais la grande nouveauté de l’époque est sans aucun doute l’introduction en 1929 des pneumatiques qui remplacent peu à peu, sur tous les autobus, les roues à bandage, tant décriées par les parisiens.

1930-1940, l’essor des autobus et l’apparition des mythiques Renault TN4 et Renault TN6

Avec le développement de l’automobile, on juge les tramways gênants et on décide de les supprimer progressivement au profit des autobus. Pour assurer cette transition délicate, la STCRP doit s’équiper de nouveaux bus plus grands pouvant accueillir une cinquantaine de voyageurs. Ce seront les TN4 Renault mis en service dès 1931 puis les Renault TN6 plus puissants. Conformément aux objectifs, ces autobus ont bien une capacité de 50 places mais ils ne comptent que 33 places assises, premières et seconde classes confondues, l’essentiel des gains étant opéré grâce à la plate-forme sur laquelle on estime pouvoir « caser » 17 personnes !

Le TN6, qui continuera de circuler jusqu’en 1969, restera à jamais ancré dans la mémoire collective des parisiens qui se souviennent encore de lui et de sa fameuse plate-forme arrière.

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