Marquages et camouflages des chars français

Au XXe siècle, la portée et la puissance de feu des armes impliquent l’abandon des uniformes voyants d’autrefois et le camouflage devient de mise partout, pour les soldats comme pour les équipements militaires dont principalement les pièces d’artillerie.

Marquages et camouflages des chars français

Le camouflage

Un usage hérité de la Grande Guerre

En 1917, un règlement détermine les caractéristiques principales des livrées des matériels militaires : du vert, du noir et de l’ocre, délimités la plupart du temps par un trait de couleur noire plus ou moins épais. L’usage se répand progressivement aux chars (désignés sous le vocable artillerie d’assaut à l’origine), aux véhicules blindés légers à roues ou à chenilles et aux automitrailleuses.

De légers aménagements dans l’entre-deux-guerres

En 1937 puis en 1939, deux nouveaux textes sont adoptés.
Le premier, reprend globalement les usages déjà en cours. Les livrées de camouflage doivent comporter trois ou quatre tons différents : le vert olive, l’ocre et le vert d’eau, auxquels peut s’ajouter une quatrième couleur dite terre de Sienne. Le second texte marque une approche entièrement nouvelle et ne traite plus que de deux couleurs : le gris vert et la terre d’ombre.

Des variantes en terme d’application

Les livrées ne sont toutefois pas forcément appliquées de la même façon. Le schéma de camouflage le plus courant comporte de nombreuses taches en forme de puzzle, entourées d’un filet. Cependant, il en existe d’autres composés, par exemple,
• de taches verticales allongées et étroites, en forme d’algues ;
• de taches ramassées, entourées d’un filet sombre qui se fond plus au moins avec les taches elles-mêmes ;
• de bandes ondoyantes assez étroites, en trois tons ;
• de taches sombres de grandes dimensions alternant avec des zones plus claires ;
• ou encore, de bandes de forme diagonale.

Les marquages

Quant aux marquages, ils sont constitués principalement :
• de l’insigne du régiment auquel appartiennent les véhicules, variant légèrement en fonction des escadrons concernés ;
• des cocardes tricolores apposées sur le glacis, les flancs, parfois les côtés de la tourelle mais aussi sur le dessus de la coque blindée, ce qui permet leur identification aérienne ;
• du numéro d’immatriculation, chaque char ayant un numéro distinct.
• du nom du char dont les origines peuvent être multiples et variées. Ils peuvent évoquer des villes et provinces françaises, des rivières et des fleuves, des navires de guerre, de grandes victoires de 1914-1918 ou encore des chefs militaires.
• de marquages tactiques permettant en principe d’identifier le bataillon et la place du char dans l’unité et d’éventuels marquages individuels, dessins, surnoms ou mentions humoristiques qui restent discrets.

La France n’est pas le seul pays à codifier ainsi les marquages et camouflages de ces chars. Tous les pays adoptent cette même démarche, y compris l’Allemagne ...

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